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La France possède le cheptel bovin le plus important d'Europe, avec pas moins de 25 races. Répondant aux noms de Charolaise, Blonde d'Aquitaine, Rouge des Prés, Normande, Limousine, Gasconne, Aubrac,... elles évoquent tout le charme et la variété de nos campagnes, et constituent un véritable patrimoine. L'implantation dans nos terroirs de races différentes, s'explique par la nature du sol, l'inclinaison, le climat, les différentes qualités d'herbage mais aussi par la volonté de l'éleveur.
Chez les bovins, on distingue trois types de races :
Les races à viande (ou races allaitantes), spécialisées dans la production de viande. Ce type de race se compose de deux familles :
Les Traditionnelles CHAROLAISE, LIMOUSINE, BLONDE D'AQUITAINE, ROUGE DES PRES, PARTHENAISE...
Les Rustiques SALERS, GASCONNE, AUBRAC...
Les races laitières, élevées pour la production de lait : HOLSTEIN, PRIM'HOLSTEIN, BRETONNE PIE NOIRE, JERSIAISE...
Les races mixtes, aussi réputées pour leur lait que pour leur viande : NORMANDE, MONTBÉLIARDE, ABONDANCE, TARENTAISE, SIMMENTAL...
Avec une moyenne de 28 bêtes par éleveur, le cheptel national représente près de 8,5 millions de têtes. La spécificité de l'élevage bovin français, essentiellement traditionnel, réside dans l'importance du troupeau de races à viande. Ce troupeau, qui représente environ 50% du cheptel bovin français, est le premier d'Europe. Sur un total de 278 000 éleveurs de bovins, la France compte 161 000 éleveurs spécialisés dans les races à viande.
La France peut affirmer avec fierté avoir l'une des productions ovines les plus diversifiées en termes de régions et de types de production, avec plus de 30 races répertoriées. Les moutons sont élevés partout en France, soit en grands troupeaux de plusieurs centaines de brebis, soit en complément d'autres productions. Cette présence des ovins est très souvent justifiée par la nécessité d'utiliser les parcelles et les ressources fourragères les plus pauvres ou seulement valorisables en prairies. Ainsi 80% de la production ovine est réalisée dans des zones sèches, défavorisées ou encore de montagne et de haute montagne.
Deux grandes productions
Le cheptel ovin français est orienté autour de deux productions :
> la production de lait qui concerne 1 300 000 brebis, est principalement située dans trois bassins de production : la Rayon de Roquefort (Aveyron, Lozère, Tarn), les Pyrénées-Atlantiques et la Corse.
> la production de viande qui concerne 5 140 000 brebis destinées à produire uniquement des agneaux de boucherie. Elle est présente dans l'ensemble du territoire.
Les races ovines peuvent être classées en six types différents :
Les races précoces, sélectionnées pour leur potentiel de croissance élevé, et leur grande aptitude de reproduction : ILE DE FRANCE, BERRICHON DU CHER, SOUTH DOWN, SUFFOLK...
Les races d'herbage, situées dans les grandes zones d'élevage placées sous l'influence océanique : CHAROLLAIS, BLEU DU MAINE, ROUGE DE L'OUEST, VENDÉEN, CHARMOISE, TEXEL, AVRANCHIN, COTENTIN, ...
Les races rustiques, exploitées dans les zones difficiles de moyenne et haute montagnes : BLANC DU MASSIF CENTRAL, PREALPE DU SUD, LIMOUSINE, LACAUNE VIANDE...
Les races MERINOS, sélectionnées à l'origine pour leur laine, mais orientées aujourd'hui vers la production de viande.
Les races prolifiques, développées principalement en vue d'accroître la productivité numérique du cheptel français : ROMANOV.
Les races laitières, élevées pour la production de lait et de fromages : LACAUNE, MANECH, BASCO-BEARNAISE...
Les éleveurs d'ovins français possédant plus de 10 brebis, sont au nombre de 55 000. Leur cheptel total représente plus de 7 millions de brebis mères.
En France, on dénombre 37 races de chevaux reconnues, dont 9 races de chevaux de trait. Issus de troupeaux de juments poulinières, ces animaux sont conduits dans les zones herbagères de montagne ou de plaine. Ainsi, selon les particularités régionales d’élevage, qui obéissent à des cahiers des charges spécifiques, chaque race est un authentique produit « terroir ». Les quatre principales régions d’élevage sont aujourd’hui : le Jura, les Alpes, le Massif Central et les Pyrénées.
A partir d’un cheptel de 343 000 chevaux de selle en 2001 (dont 126 800 juments poulinières) et de 74 800 chevaux de trait (dont 43 400 juments poulinières), la production française était de 34 200 têtes en 2001.