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Bien-être et santé de l'animal

Les soins apportés aux bovins


Malgré leur gabarit imposant, les bovins sont sensibles, menacés d’affections, conséquences de plusieurs facteurs de risques liés :

- à l’animal lui-même,

- à son environnement (une étable humide, un manque d’hygiène, une alimentation inadaptée),

- à des agents pathogènes (virus, bactéries, parasites).

Certains signes sont annonciateurs d’une maladie; l’éleveur y est particulièrement attentif...

Il peut s’agir d’abattement, d’un manque d’appétit, d’un arrêt de la rumination, d’une boiterie, d’un essoufflement, d’un écoulement nasal, d’une toux sèche ou grasse, d’une hyperthermie (température supérieure à 39,5°).

A tous les instants, l’éleveur porte une attention systématique au respect des règles d’hygiène, aux conditions d’ambiance, aux premiers signes de la maladie afin de l’identifier... et de soigner l’animal dans les meilleurs délais.

Si le bien-être et la santé de l’animal doivent être une préoccupation naturelle par le simple fait que c’est un devoir pour l’homme, il faut également savoir que la non prise en compte de ces éléments conduit, pour le consommateur, en France notamment, à une forte dépréciation économique de la viande en raison des conséquences que cela a sur la qualité de la viande.

Les soins apportés aux ovins


Les soins régulièrement prodigués aux ovins sont :

- La réalisation régulière de prises de sang, pour réaliser des analyses afin de vérifier que les animaux du troupeau ne sont pas infectés par des germes responsables de maladies infectieuses contagieuses (par exemple la brucellose).

- L'administration régulière d'un vermifuge, afin de supprimer les vers intestinaux parasites de la caillette ou des intestins. Le vermifuge est donné par voie orale, sous forme liquide, à l'aide d'un pistolet doseur.

- Pour lutter contre les parasites externes (poux de la laine, tiques dans certaines régions), des bains contenant un insecticide sont préparés. Ce sont des cuves peu profondes dans lesquelles on fait passer le troupeau : les animaux y progressent tout en maintenant la tête hors de l'eau.

- Les moutons sont très fragiles des pieds. S'ils n'ont pas un suivi attentif, ils peuvent être victimes d'une infection, le piétain, qui les fait boiter. Cette infection n'est pas facile à soigner et il arrive qu'un mouton soit atteint à plusieurs pattes. Il essaie alors de limiter ses déplacements, même pour aller
se nourrir. Pour prévenir le piétain, il faut tailler régulièrement les onglons des ovins. On peut aussi les faire passer dans un pédiluve contenant une solution antiseptique.

Comme les bovins, les ovins font donc l'objet de soins attentifs et quotidiens, ce qui démontre là encore le rôle fondamental de l'éleveur et l'importance de sa relation à son troupeau.

Marchés aux bestiaux et bien-être animal


Chaque semaine, à jour et à heure fixes, les marchés aux bestiaux ouvrent leurs portes.

Environ deux millions d'animaux, pour l'essentiel des bovins et des ovins, transitent chaque année par ces lieux d'échanges interprofessionnels. Ces regroupements d'animaux permettent, selon la loi de l'offre et de la demande, de déterminer les prix du bétail.

Le commerce de bétail représente 13 000 opérateurs, 1 500 entreprises, pour un chiffre d'affaires de 9 milliards d'euros.
Maillons indispensables de la filière bétail et viandes, les marchés aux bestiaux sont présents dans plus d'une cinquantaine de communes françaises...

Pour en savoir plus sur les marchés aux bestiaux et voir des extraits du film réalisé par le CIV, consultez notre mini-site :



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Transport et bien-être des ruminants



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La base réglementaire du transport des ruminants
Il y a certaines règles auxquelles le transport des animaux ne déroge pas : elles sont relatives à l'état de l'animal. Hors contexte exceptionnel, il est en effet interdit de transporter, dans un but lié au commerce (vente, abattage…), des animaux malades ou blessés, pas plus que des vaches ou des brebis gestantes et proches du terme.

De même, un jeune âgé de moins de deux jours doit rester avec sa mère et ne peut être soumis au transport. Il est simple de distinguer les nouveau-nés : leur nombril (ombilic) n'est pas cicatrisé.

Les règles de bien-être des animaux telles qu'elles sont définies dans la législation concernent des transports à visée commerciale : elles ne s'appliquent pas à l'éleveur qui embarque des veaux dans une fourgonnette pour les amener au champ, ou, d'une façon plus générale, à des transports de moins de 50 km.

L'aiguillon est depuis longtemps interdit pour obliger les animaux à monter dans un camion de transport. Il existe également une pile, qui envoie de faibles décharges électriques si elle est mise au contact de la peau de l'animal (un peu comme les clôtures électriques).
Photo Institut de l'Elevage
Son utilisation est réglementée aussi : la loi prévoit que l'on "évite dans la mesure du possible l'utilisation d'appareils administrant des décharges électriques". Ces piles sont tolérées sur les bovins adultes mais seulement sur les muscles de l'arrière-train, sur ceux qui refusent de bouger et si les chocs durent deux secondes au maximum et sont "correctement espacés".

Photo Institut de l'Elevage

Transhumance


La transhumance, qui signifie " au-delà des terres ", se pratique partout où les troupeaux doivent changer de territoire pour se nourrir. Qu’elle soit bovine ou ovine, elle se pratique, en France, dans les massifs montagneux : Alpes, Pyrénées, Massif Central... Chaque année, aux beaux jours, entre mai et juin, les vaches et leur veau, les brebis et leurs agneaux, tous nés en hiver, prennent leurs quartiers d’été. Ils quittent la plaine, où il ne reste plus rien à pâturer, pour gagner les estives; là, ils pourront brouter l’herbe des alpages, surveillés par un ou plusieurs bergers, laissant ainsi à l’éleveur du temps pour préparer l’hiver : assurer les réserves alimentaires à partir du foin qu’il va récolter dans ses prairies autour de l’exploitation...

La transhumance se pratique le plus souvent en camion, parfois à pattes comme il y a encore quelques années.

Cette pratique, ancestrale, a toujours sa raison d’exister. D’une part, elle permet aux animaux de trouver de la nourriture et d’autre part, elle est utile à l’homme : l’été, les troupeaux broutent les pistes de ski et leurs alentours et permettent ainsi, en rasant l’herbe, de retenir le manteau neigeux en hiver, évitant ainsi les avalanches.