Chiffres clés
Les échanges internationaux
En 2001, les échanges mondiaux ont progressé aussi bien pour les animaux vivants que pour les viandes. Ainsi, les importations d'animaux vivants ont été supérieures de 29% à celles de 2000, avec une augmentation sensible des achats de l'Italie aux pays de l'Est.
Les importations de viande ont également progressé (+11%). Les principaux pays importateurs (Belgique, France, Italie, Pays-Bas) ont tous augmenté sensiblement leurs achats de viande en provenance du Brésil, du Canada et des Etats-Unis. Seule l'Argentine, fournisseur traditionnel de l'Union, n'a pu répondre à cette augmentation de la demande.
Au sein de l'Union Européenne, les échanges se sont également développés, L'Espagne est devenue le premier fournisseur en animaux vivants alors qu'en viande, la Belgique et la France ont conforté leur place prépondérante sur le marché européen. La consommation nationale est alimentée à 60% par l'importation des Amériques, 20% des Pays de l'Est et 20% en production nationale.
En France, les hausses ont été importantes : production (+15%), consommation (+6,6%), importations de viandes (+6,3%). Dans ce contexte, les prix à la production ont été orientés à la hausse tout au long de l'année à un niveau supérieur de 22 à 34 %, selon les catégories de chevaux.
En revanche en 2002, les effets de la crise de la viande bovine s'estompant, les chiffres de consommation de la viande chevaline sont passés de 36 100 T en 2001, à 30 300 T en 2002.
| 1000 tec* | 1980 | 1985 | 1990 | 1995 | 2000 | 2001 | 2002 |
| Production intérieure brute | 18,9 | 13,3 | 10,2 | 9,2 | 9,5 | 13,2 | 11,3 |
| Consommation indigène brute | 92,1 | 63,7 | 58 | 34 | 29,2 | 36,1 | 30,3 |
| Exportations | 1,8 | 3,3 | 4,3 | 6 | 6,3 | 10,9 | 10,4 |
| Importations | 75 | 52,8 | 52,3 | 31 | 29,3 | 34,9 | 29,4 |
* tec : tonne équivalent carcasse
Source : OFIVAL d'après SCEES
Les boucheries chevalines
En 1999, on dénombrait près de 1300 boucheries chevalines ; en 2002, elles ne dépassent pas le millier.
Dans le même temps, la part de produits chevalins commercialisés dans les grandes surfaces est passée de 40% en 1999 à 45% en 2002.
La boucherie hippophagique se distingue de la boucherie traditionnelle non seulement par la viande mise à la vente, mais par les techniques professionnelles mises en œuvre pour préparer les viandes, et notamment l’épluchage. En revanche, la formation professionnelle et la convention collective sont les mêmes pour toutes les boucheries.
Sur l’ensemble des produits alimentaires distribués, la boucherie chevaline est le seul secteur avec la boulangerie, à avoir conservé des positions équivalentes par rapport aux Grandes et Moyennes Surfaces, avec 55% de part de marché (70% en 1988). Les ventes sur les marchés ont particulièrement bien résisté, conservant 21% de part de marché sur les 10 dernières années.
Le secteur artisanal est fortement concentré sur les 2 principales régions de consommation, le Nord-Pas de Calais/Picardie et la Région Parisienne.







S'abonner au flux RSS 2.0