Les atouts de la viande chevaline
L’équilibre alimentaire est aujourd’hui au cœur des discours de préventions nutritionnelles. Manger équilibré, c’est manger de tout. Ajouter la carte de la diversité est un bonus. A ce titre, le groupe des viandes offre un large choix… : bœuf, veau, agneau… et viande chevaline. Même si c’est une viande peu consommée, elle n’en est pas moins intéressante : elle propose une large gamme de nutriments et trouve naturellement sa place au cœur de l’équilibre alimentaire des Français.
Des protéines de haute valeur biologique
La viande chevaline est riche en protéines, avec des moyennes proches de 20 g pour 100 g. Il s’agit de protéines d’origine animale, source d’acides aminés indispensables, c’est-à-dire non synthétisés par le corps humain. Ces acides aminés doivent être apportés par l’alimentation car ils servent à la construction de nos protéines qui sont les fondations de tout organisme : muscles, organes, hormones, sang, enzymes, anticorps… C’est la composition en acides aminés de ces protéines qui détermine leur qualité : si les acides aminés indispensables sont présents en proportions équilibrées, la protéine est de bonne qualité. Dans la viande chevaline, la proportion en acides aminés est importante mais aussi la répartition des différents acides aminés indispensables comme la lysine, la leucine, l’histidine…
La consommation de 100 g de viande chevaline permet de couvrir plus de 30 % des apports nutritionnels conseillés en protéines d’une femme adulte.
Des lipides en très faibles quantités et insaturés
La viande chevaline propose un double intérêt : non seulement elle a une faible teneur en lipides (2 à 4 %) mais sa composition en différents acides gras est très intéressante : elle possède une grande proportion d’acides gras insaturés. En effet, cela ne représente pas moins de 60 à 70 % d’acides gras insaturés, dont certains ne peuvent être synthétisés par l’organisme ( acide linoléique et acide alpha linolénique) et qui sembleraient jouer un rôle dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. Outre leur intérêt nutritionnel, ces lipides jouent un rôle essentiel dans la saveur de la viande.
Des glucides, pour une saveur plus marquée
La viande chevaline possède une caractéristique nutritionnelle que n’ont pas les autres viandes : celle d’apporter des glucides. En effet, c’est une viande riche en glycogène. Elle en contient de 0,5 à 3 fois plus que la viande bovine. Cette teneur en glycogène lui confère une saveur plus douce et plus sucrée.
Une forte teneur en fer
4 à 5 mg de fer pour 100 g, tel est l’apport de fer de la viande chevaline. Cette forte teneur en fer est responsable de la couleur très rouge de la viande chevaline. Ce fer d’origine héminique, offre l’avantage d’être bien assimilé par le corps, à l’inverse du fer non héminique présent dans les végétaux, les œufs et les produits laitiers. Consommer une portion de 100 g de viande chevaline permet de couvrir plus d’un tiers des apports nutritionnels conseillés* en fer pour une adolescente.
Des vitamines hydrosolubles
La richesse en vitamines hydrosolubles est intéressante dans les muscles. La viande chevaline est particulièrement bien pourvue en vitamine B12 mais aussi en vitamines B3 et B6.
Par exemple, les apports nutritionnels conseillés en vitamines B12, pour un homme, sont assurés intégralement par la consommation d’une portion de 100 g de viande chevaline.
*apports nutritionnels conseillés pour la population française, 3e édition – A MARTIN – CNERNA – CNRS – EDITIONS TEC & DOC - 2000








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