L’identification des bovins
Un système national d'identification des bovins depuis plus de 20 ans
La France a mis en place depuis plus de 20 ans un système national exemplaire d’identification de l’ensemble des bovins. Depuis 1978, les modalités d’identification ont régulièrement évolué pour répondre à de nouveaux besoins : suivi de la production, gestion de la santé des troupeaux, connaissance de l’origine.
L’identification repose sur trois éléments principaux :
-l’attribution à chaque animal d’un numéro national unique porté sur un repère apposé aux oreilles,

- l’inscription des informations relatives à l’identité de chaque bovin dans un registre d’étable tenu par l’éleveur dans chaque exploitation d’élevage et l’enregistrement de ces informations dans une base de données,
- l’édition d’un document d’identité accompagnant chaque bovin qui circule d’une exploitation à une autre.
De nouvelles évolutions pour harmoniser les pratiques des différents pays de la Communauté Européenne :
Depuis 1998, un règlement communautaire impose les mêmes procédures d’identification à chacun des pays de la Communauté Européenne. Ce règlement a nécessité une nouvelle adaptation du système d’identification français, sans toutefois en modifier les fondements.
En pratique, l’identification des bovins comporte désormais les étapes suivantes :
a] L’identification des veaux dès la naissance par deux boucles plastiques agréées (contre une seule auparavant), une boucle à chaque oreille, portant le même numéro national d’identification ; en France, ce numéro unique pour chaque bovin comprend le code pays (FR) suivi de 10 chiffres (2 premiers chiffres = n° du département). C’est l’éleveur qui, sur son exploitation, est chargé de poser ces deux boucles dès la naissance du veau.
b] La mise à jour de la base de données de l’identification par chaque détenteur de l’animal. Cette procédure permet un suivi complet des déplacements de l’animal depuis sa naissance.
c] La délivrance d’un document, appelé passeport (anciennement DAB, Document d’Accompagnement Bovin), qui comporte les informations sur l’identité de l’animal et son statut sanitaire. Un code barre permet la lecture automatique des principales informations.
Ce passeport permet également de connaître les différents lieux d’élevage et de passage où le bovin a séjourné grâce aux étiquettes de mouvement apposées par chacun des détenteurs de l’animal ; chaque lieu est désigné par un numéro unique comprenant le code pays suivi de 8 chiffres.
Un encadrement rigoureux et contrôlé des opérations d’identification :
Comme par le passé, les opérations d’identification des bovins sont sous la responsabilité générale du Ministère de l’Agriculture. Celui-ci délègue la réalisation des opérations pratiques d’identification à un organisme conventionné, à l’échelon de chaque département, qui assure la gestion de l’unicité des numéros attribués aux animaux et aux lieux d’élevage et de passage, la vérification des informations d’identité, leur transfert à la base de données, la délivrance du passeport.
Ces opérations sont réalisées sur la base d’un cahier des charges national validé par le Ministère de l’Agriculture. Des contrôles rigoureux sont réalisés par les organismes départementaux chargés de l’identification au niveau de chaque élevage comme par l’intermédiaire de la base de données; à ceux-ci s’ajoutent les contrôles de l’Administration.
En outre, la fiabilité du système d’identification est renforcée par les sécurités associées à chaque élément officiel de l’identification : boucles d’identification agréées délivrées par des fabricants agréés sur la base d’un cahier des charges validé par le Ministère de l’Agriculture, passeports édités sur un papier sécurisé, chaque passeport portant un numéro unique.
La qualité de l’identification des bovins intéresse, avant tout, les éleveurs : la gestion quotidienne de leurs animaux, la maîtrise de la santé des cheptels, les suivis effectués à des fins zootechniques se fondent sur une parfaite identification de chaque bovin.
L’étiquetage des viandes repose désormais également sur l’identification, premier maillon de la traçabilité, qui permet le suivi d’une information complète de la naissance d’un animal jusqu’à l’assiette du consommateur.








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