...ecouter le site...

...navigation en texte...

Y-a-t-il aujourd'hui, en France, des volailles infectées par le virus grippal H5N1 asiatique ?

Ecoutez
L’apparition du virus sur le territoire concerne aujourd’hui l’avifaune sauvage. En effet, le 19 février 2006, le premier cas d’oiseau contaminé par le virus H5N1 a été décelé sur le territoire national. Il s’agit d’un canard sauvage retrouvé mort dans le département de l’Ain. Le lieu de découverte, dans les zones humides de La Dombes, fait partie des régions où la surveillance avait été renforcée depuis plusieurs mois.

La contamination initiale d’un élevage indemne est souvent le fait de la contagion à partir d’oiseaux sauvages, c’est le cas, par exemple, pour les élevages situés sur le trajet d’oiseaux migrateurs.
Les éleveurs et les Pouvoirs Publics étaient informés du risque aggravé d’arrivée du virus H5N1 d’origine asiatique sur le territoire national par les oiseaux migrateurs. Ils sont en état d’alerte maximum et surveillent avec attention l’état sanitaire des oiseaux dans les élevages de façon à mettre en place en temps voulu les mesures de prévention nécessaires, comme c’est le cas à chaque fois que pourrait apparaître un risque sanitaire.

Le premier cas français contaminé par le virus H5N1 dans un élevage de dindes a été officiellement confirmé le 25 février 2006.

Pour en savoir plus sur la transmission du virus aviaire H5N1 d'Asie et le rôle des oiseaux migrateurs

Les anatidés (groupe des canards) migrateurs hébergent souvent de façon inapparente des souches pathogènes pour les poulets. Les oiseaux aquatiques peuvent transporter la souche H5N1 sans manifester de symptômes et excréter de grandes quantités de virus dans leurs déjections.
Les populations aviaires, sauvages en particulier, constituent donc un vaste réservoir de virus. Les oiseaux migrateurs provenant de Sibérie – où le virus H5N1 asiatique a été récemment détecté – ont pu transporter le virus vers la mer Caspienne et la mer Noire. Ces régions, ainsi que les pays balkaniques ont pu offrir au virus une porte d’entrée vers l’Europe centrale.

Si la souche est hautement pathogène pour la volaille, la maladie peut alors se répandre dans une région à l’occasion du commerce des oiseaux, des œufs ou par l’intermédiaire de différents supports souillés par des fientes d’animaux malades. Elle cause alors des pertes sévères et impose la mise en place de mesures de prophylaxie sanitaire avec le recours à l’abattage total autour des foyers déclarés, associé à la surveillance des élevages et des mouvements des oiseaux en périphérie du foyer.